+ Mourra, mourra pas +
Les jours défilent sous mes yeux, le temps de réaliser ce qui se passe que déjà un autre jour s'en va. Le processus est en marche, on est forcé d'avancer, d'avancer, d'avancer, et ne jamais s'arrêter. Condamné à vieillir, à vivre en fonction de cette notion de temps. Nous sommes tous doté de cet instinct de vouloir tout gérer; la seule chose inaccessible c'est ce foutu temps. Ces heures, ces jours, ces années qui ne font que défiler, sans qu'on ait le temps de respirer. Je me suis perdu des millions de fois, ce destin, cette chance qui est censé me guider vers le droit chemin, je ne sais même plus si j'y crois... Je voulais juste marcher tout droit mais tout n'était qu'impasses, me retrouvant de nouveau au même point de départ. Je tends à présent ma main à cette bonne destinée, cette recherche perpétuelle du bonheur qui me colle si bien à la peau... Cette fois, je ne le raterais pas, ce bon chemin. Disons qu'il vaut mieux faire du sur-place pendant un moment et partir pour de bon ; Plutôt que d'être sans cesse confronter à ces impasses et ne plus du tout avoir les moyens d'avancer. Le temps s'écoule peu à peu, et déjà cette sensation d'oppression et d'ennuis s'empare en moi. Plus le temps passe, plus tout m'ait lasse, plus son visage me lasse... Matin, tendresse, matin réveil, J'ai en moi cette ivresse, je me redresse peu à peu attendant mon tour, mais au fond, tous ces efforts justes pour vouloir connaître la fin ? ...