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+ Mourra, mourra pas +

Les jours défilent sous mes yeux, le temps de réaliser ce qui se passe que déjà un autre jour s'en va. Le processus est en marche, on est forcé d'avancer, d'avancer, d'avancer, et ne jamais s'arrêter. Condamné à vieillir, à vivre en fonction de cette notion de temps. Nous sommes tous doté de cet instinct de vouloir tout gérer; la seule chose inaccessible c'est ce foutu temps. Ces heures, ces jours, ces années qui ne font que défiler, sans qu'on ait le temps de respirer. Je me suis perdu des millions de fois, ce destin, cette chance qui est censé me guider vers le droit chemin, je ne sais même plus si j'y crois... Je voulais juste marcher tout droit mais tout n'était qu'impasses, me retrouvant de nouveau au même point de départ. Je tends à présent ma main à cette bonne destinée, cette recherche perpétuelle du bonheur qui me colle si bien à la peau... Cette fois, je ne le raterais pas, ce bon chemin. Disons qu'il vaut mieux faire du sur-place pendant un moment et partir pour de bon ; Plutôt que d'être sans cesse confronter à ces impasses et ne plus du tout avoir les moyens d'avancer. Le temps s'écoule peu à peu, et déjà cette sensation d'oppression et d'ennuis s'empare en moi. Plus le temps passe, plus tout m'ait lasse, plus son visage me lasse... Matin, tendresse, matin réveil, J'ai en moi cette ivresse, je me redresse peu à peu attendant mon tour, mais au fond, tous ces efforts justes pour vouloir connaître la fin ? ...
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# Enviado em Sábado 16 Maio 2009 15:06

Modificado em Sábado 16 Maio 2009 15:30

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# Enviado em Sexta 27 Março 2009 14:15

Là où les rêves s'éternisent, là où les gosses se battent en duel pour avoir la place du Héros.

Là où les rêves s'éternisent, là où les gosses se battent en duel pour avoir la place du Héros.
Rester là comme une éternelle vaincue. Se regarder dans le miroir dans l'espoir de voir apparaître une autre imbécile que celle qui empreinte le corps meurtri par temps et la rage de vivre. Essayer d'écrire son propre conte avec ses propres mots, ceux qui nous touchent, comme les petites attentions qui font souvent battre notre sang à nos tempes, tellement fort que nous en avons mal à la tête. Ne plus écouter les conneries rébarbatives du monde environnant, les acrimonies interminables des envieux. Se laisser bercer très longtemps par les ronrons répétitifs des voitures alentours. Une emphase. Envahissante. Ça passe par la crâne, les artères, ça bât dans le bout des articulations, ça remonte en mouvement de va et vient avec les yeux, la bouche, tout se consume, se brûle. Ça alourdit les paupières, les sens en éveil. La source de joie. Ça prend par le haut et ça envahit le bas en passant par la poitrine, l'estomac.. Une emphase, en boucle. Comme une musique, ça ne s'arrête pas. Le désir à l'état pur, brutal. Celui qui prend de pleins fouets, qui arrête un vol d'hirondelle en pleins ciel, la foudre sous son état le plus sacré. Plus profond que le sexe, que l'amour. Simplement le désir seul de voir grandir ce même désir à l'infini; une envie d'en vivre. L'envie de voir une main prendre la notre et de lui donner tout les droits; et surtout celui de juger s'il est bon de douter d'avoir gagné la bataille ou d'être mort sur le champ ennemi. Écrire son propre conte avec les capes et épées, mais avec les sensations les plus indescriptibles, que nous même aurons le courage de conter à des personnes qui, seules auront la force de les affronter.

En somme, qui se doute de tout ça?

# Enviado em Domingo 08 Março 2009 10:33

Modificado em Domingo 08 Março 2009 10:52